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RAPPORT DE GESTION DU CONSEILD’ADMINISTRATION
2. Principaux risques et mesures de
prévention
1. Risque lié à la participation dans UCB – Ce risque résulte
de la dépendance de la société à son investissement dans
UCB. La Financière de Tubize est attentive au développement
d’UCB et à tout élément qui pourrait contraindre UCB à revoir
sa politique de dividende. Celle-ci est notamment influencée
par les risques propres à UCB qui sont repris dans son
rapport annuel et qui sont gérés au niveau d’UCB. Ceux-ci
comprennent notamment, les risques suivants :
• Politiques d’accès au marché, de fixation des prix et de
remboursement des médicaments : l’environnement de
fixation des prix et de d’accès au marché est très complexe
et sujet à des pressions économiques, politiques et sociales
continues. Les systèmes de santé financés par des fonds
publics font face à des budgets de plus en plus serrés en
raison de l’augmentation des dépenses de défense, du
vieillissement des populations, de l’inflation et de la hausse
des coûts thérapeutiques,
• Volatilité des perspectives géopolitiques et économiques : Le
risque de conflit géopolitique, de restrictions commerciales
et d’inflation influence la sécurité de l’approvisionnement,
les opérations cliniques, l’accès au marché et la stabilité à
long terme du système de santé,
• Résiliences des chaînes d’approvisionnement : les chaînes
d’approvisionnement biopharmaceutiques deviennent
de plus en plus complexes et vulnérables aux chocs
géopolitiques ou environnementaux,
• Complexité et fragmentation croissante du cadre
réglementaire : une approche de plus en plus nationaliste et
la divergence des réglementations entre les régions peuvent
modifier le paysage concurrentiel ou augmenter le coût
des opérations commerciales. Les réformes réglementaires
peuvent entraîner des changements opérationnels
importants, influençant l’allocation des ressources et la
planification stratégique,
• Cyber-attaques : la dépendance du secteur pharmaceutique
aux technologies numériques et aux chaînes
d’approvisionnement en santé ainsi qu’aux dispositifs
de l’internet des objets est en croissance, présentant de
nouvelles vulnérabilités. Les cybermenaces deviennent
progressivement plus sophistiquées, avec une utilisation
accrue des technologies alimentées par l’IA,
• Capacité à intégrer l’IA : on s’attend à ce que l’IA accélère
la productivité de la R&D et améliore la conception et
l’exécution des essais cliniques. L’intégration de l’IA et
d’autres technologies émergentes dans divers aspects
des opérations présente des risques et des opportunités.
Développer, mettre en œuvre et gérer la technologie de
l’IA crée des défis en termes de précision, d’efficacité et
defiabilité,
• Croissance à long terme et concentration du portefeuille :
le plan de croissance d’UCB nécessitera une discipline
rigoureuse du portefeuille et une allocation stricte du capital.
Le conseil de la Financière de Tubize se maintient informé des
activités et de la gestion d’UCB au travers de ses représentants au
conseil d’administration et au comité d’audit d’UCB.
2. Risque de marché – La Financière de Tubize est exposée
au risque de fluctuation du cours du titre UCB. Celui-ci est
influencé par la performance intrinsèque d’UCB ainsi que
par des facteurs multiples d’ordre macro-économique,
géopolitique, et sectoriel. Ce risque est inhérent à l’activité
de la Financière de Tubize, qui s’inscrit dans le cadre d’une
participation à long terme dans UCB. Il est monitoré pour
s’assurer du maintien des engagements financiers pris dans le
cadre des lignes de crédit.
3. Risque de liquidité – Ce risque résulte de l’incapacité
d’une société à faire face à ses engagements financiers. Afin
d’honorer ses obligations et de maintenir la capacité financière
nécessaire à la mise en place de sa politique d’investissement
dans sa participation, la Financière de Tubize a négocié des
lignes de crédit pour un montant total de € 350 millions. Ces
lignes de crédit contiennent des engagements financiers,
calculés deux fois par an, qui se situent largement dans les
normes convenues avec les banquiers.
4. Risque de taux d’intérêt – Les fluctuations de taux d’intérêt
peuvent avoir un effet sur les charges de la dette et le
rendement de la trésorerie. La dette de la Financière de Tubize
est levée à court terme (inférieure à un an) dans le cadre de
ses lignes de crédit. Si la dette devait être levée à plus long
terme, la Financière de Tubize pourrait mettre en place des
instruments de couverture de cette dette. La trésorerie est
placée à court terme et la Financière de Tubize exerce une
veille permanente du marché afin de pouvoir s’adapter aux
évolutions de contexte.
5. Risque de contrepartie – Ce risque se manifeste quand une
contrepartie bancaire manque à ses obligations dans le cadre
d’opérations de dépôt, de couverture de risques financiers,
d’opérations sur titres, et de tirages sur lignes de crédit, et amène
de ce fait la Financière de Tubize à subir une perte financière.
Les contreparties de la Financière de Tubize sont des banques
belges avec une notation de « qualité moyenne supérieure ».
6. Risque opérationnel – Ce risque résulte de processus internes
ou de systèmes qui seraient inadéquats ou défaillants, d’erreurs
humaines ou encore d’événements extérieurs. La Société a
mis en place des contrôles détaillés pour chaque processus
significatif. Elle a défini une politique de sécurité de l’information
qui fixe notamment les mesures de sécurité à prendre afin de
minimiser le risque informatique et le « cyber-risque ».
7. Risque juridique – Ce type de risque est lié à l’évolution du
droit (droit des sociétés, droit fiscal, etc.), qui peut entraîner une
certaine insécurité juridique et des difficultés d’interprétation. À
ce titre, le maintien du régime des RDT (Revenus Définitivement
Taxés) est clé pour la performance financière de la société.
Le conseil d’administration fait appel aux conseils de cabinets
d’avocats spécialisés afin d’être au fait des évolutions du cadre
législatif et réglementaire et d’émettre un avis d’expert sur tout
sujet pertinent dans le cadre de la vie de la société.